Prix et Récompenses

L’AIC a décidé de créer une nouvelle page internet dédiée aux prix et récompenses que les membres de l’Académie remportent lors de prestigieuses compétitions internationales dès cette année 2017.

C’est un moyen de promotion supplémentaire pour accroître la visibilité de la céramique contemporaine et promouvoir les artistes de notre réseau. 

Cette nouvelle page internet a notamment vocation à recenser les distinctions obtenues dans le cadre de concours organisés par des institutions partenaires de l’AIC, telles que KOCEF, Mino, Seto, Yingge, Vallauris, etc.

Veuillez adresser les informations relatives à ces prix et récompenses au bureau de l’AIC, qui se chargera de la publication de l’annonce.

Porcelain, carved and turned, 1290 degrees, 2017

Marc Leuthold

 

ESPRIT, sculpture de Marc Leuthold récompensée du second prix de la première competition Blanc de Chine International Ceramic Competition. 

Cette sculpture se compose de quatre objets en céramique présentés par rapport à deux bases en bois. Cette pièce est donc un ensemble unifié dans sa thématique et par les médias utilisés. Historiquement, les porcelaines chinoises blanches en France étaient montées sur des bases ormolu de bronze et en Chine dans la dynastie Qing sur des bases en bois sculpté. Mes porcelaines sont présentées de manière compatible avec ce contexte historique. L’objet principal de l’ensemble est une roue sculptée cannelée. Sur le côté avant de la roue se trouve une image de silhouette du prototype d’une tête féminine. De l’autre côté, on peut distinguer plus difficilement une tête de dragon et une queue incurvée inspirée par les jades chinoises de la période des Etats en Guerre (475-221 av. J.-C.)

Le disque circulaire qui l’accompagne verticalement ressemble un peu aux disques bi jade avec lesquels les chinois enterraient leurs morts. C’était un talisman pour que les défunts profitent de la vie après la mort. Devant ces deux grandes formes circulaires, il y a un petit bol d’offrande et l’impression de l’intérieur de ma main, source de tout le travail de ma vie. «Esprit», fait de porcelaine Dehua lors d’une résidence de Blanc de Chine est une représentation de différentes énergies universelles. La silhouette et le dragon sont un peu comme les énergies d’Apollo et de Dionysos de Nietzsche dans La Naissance de la Tragédie, un travail controversé qui a été vilipendé et admiré depuis sa première publication en 1872. Dans leurs énergies opposées, ils sont simultanément créatifs et destructeurs, et c’est sur ce chemin que l’artiste doit s’engager.


Torbjørn Kvasbø

Photo: Jørn Hagen

 

TUBE SCULPTURE, œuvre de Torbjørn Kvasbø récompensée du Grand Prix de la 9ème Biennale Internationale de la Céramique de Gyeonggi (GICB)

Torbjørn Kvasbø, membre de l’AIC depuis 1992 et actuel vice-président de l’Académie s’est vu décerner le Grand Prix de la 9ème Biennale Internationale de la Céramique de Gyeonggi (GICB), en République de Corée, parmi 2470 propositions de céramistes représentant 76 nationalités. Il a été récompensé pour son œuvre « Tube Sculpture ». 

« Artisanat et matériaux, mains, doigts et yeux se coordonnent de façon ludique pour générer des reflections visuelles signifiantes et de nouveaux savoirs. Les formations et effets de surface qui se développent sont souvent déroutants, ambigus, immédiats et bouleversants – à la fois beaux et répulsifs. Tous ces éléments s’articulent pour créer un ensemble lisible –confrontations, proportions et précision forment un équilibre parfait: comme un coup de poing frappant le plexus solaire. Le processus demeure un dialogue continu entre connaissance, pratique et réflexion absolument critique.” (Torbjørn Kvasbø)

Torbjørn Kvasbø. Photo: Mattias Lindbäck


Martha Pachon Rodriguez

Photo: Raffaele Tassinari
SEA FLOWERS, œuvre de Martha Pachon Rodriguez avec laquelle l’artiste a reçu le Troisième Prix lors du Blanc de Chine International Ceramic Art Award

Martha Pachon Rodriguez est une artiste céramiste. Née en Colombie, elle vit et travaille en Italie. Membre de l’AIC depuis 2013, ses œuvres sont entrées dans de nombreuses collections publiques et privées à l’échelle internationale. Son travail a gagné en notoriété grâce à ses installations translucides de grand format, résultats d’une recherche ethnographique, et grâce à ses sculptures présentant un mélange d’éroticisme humain et de nature animale. Elle enseigne les techniques de la porcelaine à l’École d’art affiliée au Musée International de la Céramique à Faenza, ainsi qu’au Faenza Ceramic Art Center. Elle est par ailleurs Rédactrice adjointe du magazine italien dédié à la céramique « La Ceramica in Italia e nel Mondo ». Elle a déjà remporté le Premier Prix à Ceramic Art Andenne, est deux fois lauréate du Bronze Prize au International Ceramics Festival MINO et s’est également vu décerner le Silver Prize au Kaolin International Competition à Jingdezhen. En septembre 2017, elle a remporté le Troisième Prix lors du Blanc de Chine International Ceramic Art Award pour son œuvre intitulée Sea Flowers. 


Martha Pachon Rodriguez. Photo: Valentina Tiselli

« L’artiste évoque l’intériorité d’un monde marin peuplé d’une faune et d’une flore mystérieuses et inconnues. Les lignes sont pures, enveloppantes, mais le matériau et la technique utilisés sont complexes. Martha Pachon Rodriguez procède par assemblage de petits fragments de terre, façonnés à la main avec patience et méticulosité. Elle joue également avec les ouvertures et les perforations.
Elle s’est inspirée de techniques asiatiques anciennes telles que les incrustations de 

style Nerikomi, en travaillant la porcelaine pigmentée. 
Son utilisation du bleu évoque les décors de la période Ming.
La création de ces pièces est un événement sous forme de voyage, qui inclut une dimension sacrée : un rite magique, cathartique, faisant partie d’un événement intellectuel et conceptuel qui demande du temps et beaucoup de patience, de compétence et de joie. »
Claudia Casali, Directrice du Musée International de la Céramique à Faenza


Vlad Basarab

Photo: Vlad Basarab
L’installation de Vlad Basarab, intitulée « THE ARCHEOLOGY OF MEMORY: BOOKS OF FIRE » a reçu le Prix d’Excellence de la Biennale Internationale de Cluj en 2017 (Cluj Museum of Art, Roumanie) 

Vlad Basarab (né en 1977 à Bucarest, en Roumanie) est un artiste visuel céramiste qui travaille à partir de l’installation, de la vidéo et de la performance. Il vit et travaille actuellement à Bucarest, et a été élu membre de l’AIC en 2017.

Diplômé en 2001 de University of Alaska Anchorage avec une spécialisation en Ceramic Art, il est également titulaire d’un Master de California State University Long Beach (2003) et de West Virginia University en Electronic Media (2013). Il a fait l’objet de 21 expositions personnelles aux États-Unis et en Europe et a été titulaire d’une bourse de recherche Fulbright (2013-2014). Son exposition personnelle la plus récente s’est tenue au Brancoveanu Palace Cultural center à Bucarest. Vlad Basarab est actuellement doctorant à University of Arts à Bucarest.

Vlad Basarab. Photo: Janina Myronova

« L’installation « Books of Fire » représente la culture comme fondement de la civilisation, symbolisée par l’utilisation de terres cuite et crues dans la construction d’un site archéologique similaire à une bibliothèque archétypale constituée de livres en céramique. J’ai choisi de faire référence aux livres car ils représentent les symboles historiques du savoir et de la mémoire collective. Ces livres sont symboliquement vierges de toute écriture pour suggérer l’absence, l’oubli et amener le regardant à imaginer ce qu’ils pourraient contenir. Les livres sont les symboles, les instruments de la mémoire. Depuis les débuts de l’Histoire, un lien fort unit les mots et la terre, les premiers témoignages de l’écriture ayant pris la forme de tablettes d’argile. 

Le passé joue un rôle important dans mon processus créatif. Je conçois mon activité d’artiste comme consistant à creuser les strates de l’histoire à la manière d’un archéologue, dans le but de remédier à la perte de mémoire collective. La notion de temps historique et de permanence, manifestée par ces livres céramiques, fait contraste avec la fragilité de la culture et du savoir. Dans le contexte historique du 20ème siècle, durant lequel des systèmes idéologiques et totalitaires ont opéré la destruction massives de livres considérés réactionnaires, l’installation attire l’attention sur le besoin humain de sauver le passé à travers une archéologie de la mémoire. » Vlad Basarab

 

Membres

Les membres peuvent compléter leur page personnelle à partir la de section des membres. 

(lire la suite...)