Prix et Récompenses
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Cette page présente les prix et récompenses obtenus par les membres de l’Académie internationale de la céramique, qui célèbrent l’excellence, l’innovation et les contributions durables dans le domaine de la céramique contemporaine à travers le monde. |
En raison de la croissance du nombre de membres et de l’augmentation du nombre de prix, cette page se concentre sur les récompenses obtenues au cours des cinq dernières années. |
Prix et Récompenses 2024 |
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Compétition internationale de la céramique de Mino, Japon (13ème édition) |
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![]() “The Kiln” (2021), clay, glaze, fragments of an electric kiln. Hand-building, 1280°C. |
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Ielizaveta PORTNOVA – Grand Prix“Cette œuvre est issue de ma série zoomorphe abstraite, que j’ai commencée en 2018. Dans les œuvres de cette série, j’utilise à la fois mes objets déjà réalisés et des objets d’autres auteurs. Parfois, je travaille à partir de chutes d’anciennes œuvres ou de morceaux de sculptures réalisées spécifiquement pour le projet. Dans l’œuvre “Kiln”, j’ai utilisé les fragments de mon four. Nous avons fabriqué ce four en 2002. Une fois, une pièce a explosé pendant la cuisson et a endommagé le four. À ce moment-là, le four avait effectué plus de 500 cuissons. Des fragments de four et d’éléments chauffants ont été incrustés dans cette œuvre. |
L’objet original a son propre caractère et sa propre énergie. J’utilise ces données pour développer le matériau d’origine jusqu’à l’image finale. Ma tâche consiste à visualiser l’histoire de la transformation de l’objet original en une figure zoomorphe abstraite”. (Ielizaveta Portnova) –– Aujourd’hui, j’ai l’impression d’être une bête assemblée à partir des fragments du passé. Le passé est précieux mais douloureux. La guerre nous prive de notre apparence humaine. — |
Biennale de la Céramique de Taiwan 2024 |
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![]() “Loop #12” by Jing HUANG (USA/China, IAC member since 2023) |
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Jing HUANG – Prix d’argentLoop” est une série d’œuvres qui n’indiquent ni début ni fin, mais qui mettent l’accent sur le chemin sinueux lui-même. Au milieu de la dislocation et de l’ambiguïté d’être ni ici ni là, je m’ancre en retraçant mon passé et en m’inspirant des premiers souvenirs du paysage de ma ville natale (Guilin) après un long départ. Loop” n’est pas seulement une représentation du paysage actuel ; elle reflète les sentiments de respect et d’appréciation de mon passé, de ma culture et de mes traditions. C’est un processus de recherche d’une compréhension plus profonde de mon identité et de mon expérience dans le monde.
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Son titre chinois, “回”, a plusieurs significations en chinois : faire le tour, reculer, se retourner, revenir. Ce caractère pictographique unique représente non seulement la forme de l’œuvre, mais symbolise également le retour au processus lui-même, célébrant mon identité, mon passé et ma culture. (Jing HUANG) |
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5ème Prix de l’Officine Saffi |
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![]() “The Twilight Landscape” (2023) by Hanna Miadzvedzeva (Belarus, IAC member since 2021) |
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Hanna Miadzvedzeva – Prix de résidence au Centre d’art céramique GayaCe travail fait partie d’une série plus large d’œuvres appelées “Landscapes” que je réalise depuis quelques années. Dans cette série, je dépeins mes sentiments à l’égard des lieux que je visite – nouvelles villes et régions, lieux naturels. J’aime particulièrement observer les nouveaux paysages d’un point de vue aérien, en les survolant en avion, lorsque les forêts et les champs alternent les uns avec les autres pour créer un motif texturé unique. La lumière et la nature de sa dispersion dans l’espace constituent également un aspect très important de ma perception de l’environnement. Le crépuscule est un état très spécifique où, dans un laps de temps assez court, il y a une transition transcendantale d’un jour lumineux à une nuit complètement noire. |
J’ai entendu dire que cette période de la soirée est considérée comme la plus dangereuse pour les conducteurs en raison de ce que l’on appelle la “cécité crépusculaire”. Tout ce qui nous entoure semble enveloppé d’un velours gris – d’une part, cela crée un effet doux et apaisant, mais d’autre part, il y a un léger sentiment d’anxiété au fond de nous, parce que nous nous méfions toujours de ce qui est caché et non évident. C’est dans un tel état que même les lieux familiers semblent changer et commencent à être perçus comme différents, inexplorés et pleins de mystère. Pour traduire ma perception du paysage crépusculaire, j’ai choisi une forme incurvée et autonome qui semble cacher quelque chose en elle-même. La structure de la surface, appliquée en plusieurs couches avec des gouttes d’engobe de grès à l’aide d’une seringue en caoutchouc, crée un effet enveloppant, doux et même légèrement lâche. La couleur gris foncé de l’objet est obtenue en ajoutant des oxydes métalliques au grès. (Hanna Miadzvedzeva) |
Prix et Récompenses 2023 |
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Biennale Internationale de Céramiques Artistiques d’Aveiro (17e édition) |
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![]() “Balance in Red” (2023), thin plates composed of narrow strips of coloured bone China porcelain, fired in a stoneware mould, by Paula Bastiaansen. |
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Paula Bastiaansen – Premier Prix |
Des éléments distincts qui se recherchent en rouge – un équilibre en mouvement continu et perpétuel. |
Hidemi Tokutake – Second Prix« Grow » incarne la force tranquille de la nature qui pousse vers l’extérieur, couche après couche, souffle après souffle. Façonnée à la main et cuite avec des émaux superposés, la sculpture reflète les rythmes invisibles de la croissance, de la décomposition et du renouveau. Elle est à la fois un geste d’émergence et une méditation sur la vie cachée dans la terre. « Grow » capture la force silencieuse mais dynamique de la croissance organique. La forme est entièrement réalisée à la main, avec des marques de doigts intentionnelles laissées sur la surface pour faire partie de la texture, faisant écho au mouvement de modelage et à la présence physique du créateur. Inspirée par les structures botaniques et les couches géologiques, la pièce s’étend et se tord comme un organisme vivant. Au lieu de couches d’émail, un émail sec est appliqué directement à la brosse sur la surface, ce qui permet des variations d’épaisseur créant de délicats changements de ton, de texture et de tension. Ces fluctuations évoquent l’érosion, la sédimentation et les rythmes stratifiés de la nature. L’œuvre incarne un dialogue silencieux entre le contrôle et le hasard, l’émergence et l’érosion, la surface et la profondeur, une méditation sur les forces lentes et invisibles qui façonnent toute matière vivante. |
![]() “Grow” (2022), Hand-built , middle range , dry glaze, oxide stains, by Hidemi Tokutake. |
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Prix international d’art céramique Blanc de Chine 2023 |
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![]() “Connected” (2021), Porcelain de Limoges, 3% eggcarton, ceramic stains, by Tinne Debruijne. Photo credit: Olivier Demessemakers |
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Tinne Debruijne – Premier PrixCONNECTED: Mes sculptures naissent de mon intuition, façonnées par les courbes et les rythmes que j’observe dans la nature et les êtres vivants. Leurs formes sont à la fois sensuelles et abstraites, épurées dans leurs lignes générales, mais complexes dans leurs textures. Elles semblent bouger tout en restant immobiles, comme l’eau qui trouve sa forme parfaite l’espace d’un instant. Je souhaite que les gens ressentent l’envie de les toucher, de s’en approcher. L’œuvre doit susciter cette envie immédiate de la tenir et de l’embrasser, de la découvrir avec ses mains, et pas seulement avec ses yeux. « Connected » combine de la porcelaine de Limoges et 3 % de papier cartonné. Certaines sections sont colorées avec des teintures céramiques, puis cuites une seule fois à 1 280 °C. |
Je commence par construire la forme générale à l’aide d’une technique de modelage au colombin, créant différentes formes qui fonctionnent comme de petites sculptures à part entière. Ensuite, je relie ces pièces de manière intuitive, en les plaçant dans un rythme qui semble naturel, comme si elles étaient faites pour être ensemble. Travailler avec de la porcelaine de papier me donne une grande liberté. Je peux tout remodeler, voire tout déchirer et recommencer à zéro si la forme ne me convient pas. Une fois la forme principale terminée, j’ajoute des lamelles fines comme du papier, une par une, rangée par rangée, en utilisant des outils dentaires pour les placer délicatement. Le papier crée une surface effilochée, semblable à du tissu, qui semble à la fois fragile et résistante. Mes pièces ne semblent jamais complètement finies. Elles restent brutes, délicates, imparfaites. Je suis toujours à la recherche de nouvelles textures qui s’intègrent à la forme elle-même, ajoutant des dimensions dont l’œuvre a besoin pour sembler vivante. Parfaite dans son imperfection, exactement comme elle devrait l’être.” (Tinne Debruijne) |
![]() “End, Begin” (2019), fabric dipped in slip, hand-built, by Ji Fan. |
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Fan Ji – Second PrixCe travail s’intéresse aux micro-histoires inscrites dans la mémoire personnelle, traduisant des rituels domestiques éphémères en formes matérielles durables. |
Les textiles, autrefois en mouvement constant à travers les gestes de pliage, d’essuyage et de lavage, sont reconstitués en céramique, leurs textures fossilisées en surfaces suspendues. Les gâteaux tissés, à mi-chemin entre réalité et fantaisie, fonctionnent comme des monuments temporels dédiés au travail non enregistré et aux résidus affectifs de l’expérience vécue. En figant ces gestes éphémères, l’œuvre invite à réfléchir sur l’impermanence de la matière et les couches intimes de la mémoire. |
Miho Yatsugi – Troisième Prix« Lorsque j’applique une pression avec mes doigts sur l’argile porcelaine fine et souple, celle-ci épouse la courbe de mes doigts. Je relie et amplifie ces courbes. Des vagues et des rythmes apparaissent. L’argile et moi nous guidons et nous poursuivons tour à tour tandis que nous créons la forme. » (Miho Yatsugi) |
![]() “surge” (2021), hand-building, reduction firing at 1250 degree, by Miho Yatsugi. |
Prix et Récompenses 2021 |
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Compétition internationale de la céramique de Mino, Japon (12ème édition) |
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![]() “Life” by Vilma Villaverde. |
Vilma Villaverde – Prix d’argent“Life” : Récupérée après avoir été ignorée et enfouie, une pièce découverte dans la région de Shigaraki me parvient. Il s’agit d’un urinoir brûlé dans un four noborigama, qui avait été mis de côté et enterré. |
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Biennale Internationale de la Céramique Coréenne / KICB (11ème édition) |
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Darien Arikoski-Johnson – Prix en Or“La conscience est liée à notre physicalité comme l’émail est lié à l’argile. Avec cette œuvre, j’explore la relation entre la conscience, la physicalité et la technologie. Les formes corporelles non représentatives influencent la taille et la forme des composants planaires qui y résident, reflétant la façon dont la physicalité affecte notre état cognitif. Les peintures scannées, qui font référence à des souvenirs, sont manipulées numériquement et rendues floues à la surface. La question est de savoir comment la technologie influence notre mémoire, notre perception et notre expérience du monde.” (Darien Arikoski-Johnson) |
![]() “Fragmented Framing” by Darien Arikoski-Johnson |
![]() “Homunculus LR” (2020), ceramic and glaze, slab building, by Cho Ming-Shun. |
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Ming-Shun Cho – Prix en Or“Les théières ne sont pas de simples objets, mais des épisodes. Alors qu’elles sont des objets fonctionnels statiques posés sur des tables, lorsque les gens les utilisent, le lien entre la matière organique et inorganique est enrichissant, car l’interaction génère de l’émotion. En préparant le thé, les gens découvrent un lien profond avec leur théière, qui s’apparente à la relation entre un homme et son animal de compagnie. Un lien étroit se crée dans l’union délicate entre une main et une poignée, liée par la chaleur de la vie dans la théière. Je chéris cette relation entre l’humanité et nos ustensiles. |
Cette symbiose fait évoluer les caractéristiques d’une théière. Une théière et une main se combinent pour donner naissance à une nouvelle vie ; la main fait partie de la théière, et la théière fait partie de la main. Cette relation symbiotique est une nouvelle relation entre les théières et les humains ; ainsi, la théière a des pieds qui marchent et un mouvement émotionnel qui en font des épisodes temporels plutôt que des objets statiques.” (Ming-Shun Cho) |
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Biennale Internationale de Céramiques Artistiques d’Aveiro (16ème édition) |
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![]() “Big Smile”, 42 x 40 x 21cm, stoneware and porcelain, oxide and pigments, by Ellen van der Woude. |
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Ellen van der Woude – Premier Prix“La nature est d’une importance fondamentale. Mes sculptures sont le reflet de mon observation attentive et de mon lien avec le monde naturel, sa résilience et sa fragilité, tout en reconnaissant les liens perdus entre l’humanité et la nature. Je rends hommage au monde naturel et j’espère rappeler aux gens de ralentir, de se reconnecter à la nature et de contribuer à sa conservation. |
Travaillant de manière intuitive, je combine différents types d’argile et de porcelaine pour créer des sculptures imaginatives qui rappellent la vie sous-marine ou la flore florissante. Plutôt que de me fier aux émaux, je manipule les textures, je teinte les oxydes et je colore l’argile pour ajouter un intérêt visuel et tactile. Toutes mes œuvres sont fabriquées à la main, ce qui fait qu’elles sont toutes uniques. La série Big Smile a été créée après un long hiver sombre. Aspirant à la lumière et au soleil, je voulais créer quelque chose de plein de bonheur et d’énergie, quelque chose qui vous fasse sourire et vous rappelle toutes les bonnes choses que la vie a à offrir.” (Ellen van der Woude) |
![]() “ETA 24.06” by Marie-Josée Comello. © Eric Smeets – Fotografie |
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Marie-Josée Comello – Second Prix“ETA est une abréviation utilisée dans l’aviation et signifie “Estimated Time of Arrival” (heure d’arrivée prévue). ETA 24.06 fait donc référence à une heure d’arrivée fictive. Pour ce travail, je me suis intéressée au “Meantime”, le moment entre l’éveil et le sommeil, la zone crépusculaire entre le jour et la nuit. Cela fait référence à l’incapacité de retenir le temps, qui est insaisissable lorsque l’on veut le saisir. |
Les recherches sur notre passé et notre avenir nous fournissent des connaissances qui nous permettent de comprendre notre place dans le temps et l’espace. Ma recherche porte sur la perturbation de ce savoir, à partir de la fascination pour les fragments ; je suis curieuse des parties absentes, des histoires encore inachevées et surtout du vide qu’un fragment porte en lui. Il s’agit de la frontière entre le connu et l’inconnu, la zone crépusculaire. Il y a le silence sur la ligne de partage des significations”. (Marie-Josée Comello) |
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(Más…)Prix de l’AIC – Exposition thématique des membres 2018
Pour honorer les travaux des Membres de l'Académie, le comité exécutif de l'AIC a créé 4 prix
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